Historique

Mogador, du music-hall au musical

1919

Un théâtre né d’une passion

1919 : Sir Alfred Butt, le plus grand impresario anglais du début du 20ème siècle, décide d’offrir un théâtre à l’amour de sa vie, la danseuse Régine Flory, découverte en 1910 dans de nombreuses revues données au Concert Mayol. Alfred Butt engage la jeune Régine Flory et la lance en grande vedette de son Palace londonien où elle triomphe pendant la guerre de 1914-1918. Il lui construit ensuite un théâtre à Paris, copié sur le modèle du Palladium de Londres.

Le Palace-Théâtre, futur Mogador, se construit au 25 rue de Mogador, sur d’anciennes écuries. L’architecte anglais Bertie Crewe y reproduit l’incomparable structure anglaise des salles de spectacles : la salle, tout en comptant 1 800 places, toutes de face, offre aux spectateurs un confort exceptionnel et une visibilité parfaite. Avec une scène de 10.70 mètres d’ouverture, sur 12.70 mètres de profondeur, le théâtre parvient à être intime et les spectateurs proches de la scène.

21 avril 1919 : le théâtre ouvre ses portes avec la revue « Hello Paris ! » menée par Régine Flory. La mise en scène est luxueuse, les rythmes de la musique rag-time trépidants.

Entre 1920 et 1922

Les années vingt : l’opérette et les Ballets Russes

C’est après l’inauguration du « Palace Théâtre »que la salle devient le Théâtre Mogador.

Entre 1920 et 1922, 14 opérettes oubliées sont reprises à Mogador qui devient le premier théâtre d’opérette de Paris. Parmi celles-ci, on retiendra notamment : « Madame l’Archiduc » (Jacques Offenbach), « La Petite Mariée » (Charles Lecocq) ou encore « La Petite Bohème » (Henri Hirshmann).

C’est en mai 1922 que le Théâtre accueille les prestigieux « Ballets Russes » de Diaghilev avec « Petrouchka », « Shéhérazade », « L’Après-midi d’un Faune », « la Belle au Bois Dormant ».

à partir de 1925

Les Frères Isola/Teddy Ehrenthal/Mitty Goldin

En 1925 : les frères Emile et Vincent Isola reprennent le théâtre pour le ramener à son destin musical. Anciens directeurs des Folies Bergère, de la Gaîté Lyrique, de l’Olympia, du Sarah Bernhardt et de l’Opéra Comique, ils consacrent Mogador à l’opérette pendant dix ans, et en font un grand théâtre populaire grâce à des œuvres telles que : « La Bayadère », « No, No, Nanette » ou encore « Rose-Marie », jouée durant 1250 représentations.

Avec « La Vie Parisienne » et « Orphée aux Enfers », plus de deux saisons sont consacrées à Offenbach. Puis, le 1er octobre 1932, c’est le début de la magnifique carrière de « L’Auberge du Cheval Blanc », réalisée par Erik Charell, jouée 5000 fois à Paris.

Se succédèrent ensuite des spectacles de variétés avec en 1937, Mistinguette en meneuse de revue sur « Ca, c’est parisien ».

De grands noms se sont également produits sur la scène de Mogador : Tino Rossi, Jacques Meyran,. Mais surtout Marcel Merkès et Paulette Merval qui formèrent le couple impérial de l’opérette et restèrent l’un des plus forts symboles du lieu (8000 représentations).

1969 à 1974

De l’opérette aux comédies musicales et concerts

La première comédie musicale arrive à Mogador en 1969 avec « Monsieur Pompadour » de Claude Bowling et Françoise Dorin. Suivent d’autres comédies musicales : « Hello Dolly » en 1972 avec Annie Cordy, « Douchka » en 1973 avec Charles Aznavour, ou encore « La Révolution Française » en 1974.

Suite à une période difficile marquée par diverses fermetures, Mogador fait peau neuve. Après soixante deux années d’exploitation, la salle est restaurée et comporte alors 1792 places assises et offre un point de vue dégagé de toutes parts : il n’y a plus aucun pilier. La programmation va être très diversifiée : « Le Grand Avocat », d’Henri Denker, mise en scène par Robert Hossein, qui assure la réouverture du théâtre

1983 Le 8 janvier 1983 avec Roger Hanin en tête d’affiche. Le 1er octobre, « Cyrano de Bergerac » d’Edmond Rostand est interprété par Jacques Weber et Charlotte de Turckheim. Le succès est au rendez-vous avec 500.000 spectateurs.
à partir de 1993

« Cabaret » de Jérôme Savary révèle Ute Lemper ; s’ensuit la production « Les Misérables » de Mackintosh.
Mogador accueille également des concerts : Higelin, Sting, Indochine… sans oublier Barbara qui se bat pour que Mogador soit classé monument historique dans les années quatre-vingts.

De nombreuses comédies musicales vont être presentées au théâtre Mogador « Starmania », « Cabaret », « My Fair Lady », « A Chorus Line », « Hair », « Carmen », « Notre Dame de Paris », « Emilie Jolie », « Elvis Story », « Bagdad Café », ou encore « Swan Lake » (le « Lac des Cygnes » de Matthew Bourne) qui remporte un énorme succès.



Aujourd’hui au theatre Mogador

Stage Entertainment France propose les productions de grands musicals de Broadway, en langue française, avec des artistes et des musiciens français, cherchant toujours à offrir des expériences
inoubliables au spectateur : un lieu magnifique, un spectacle époustouflant et un accueil
inoubliable. Les succès du Roi Lion (1 300 000 spectateurs d’octobre 2007 à juillet 2010), de Mamma Mia (300 000 spectateurs depuis octobre 2010) et aujourd'hui SISTER ACT, placent le théâtre Mogador en position de leader parmi les théâtres parisiens.
Parallèlement, le théâtre Mogador accueille tous types d’événements dans ses espaces : foyers, salons et bien sûr auditorium. Cette activité d’événementiels « sur mesure » tend à se développer sur les lundis (jour de relâche des artistes) et du mardi au vendredi de 8h à 17h.